Mon lopin de ciel

A Manhattan, on peut acheter le ciel non bâti de son voisin pour construire plus haut que le zonage ne l’autorise. Cette mécanique qui flirte avec l’aléatoire engendre une morphologie variée qui devient un terrain de jeu pour le photographe. En évacuant volontairement le ciel du cadre, les photographies deviennent des collages qui jouent avec le regard du spectateur : la ville n’est plus qu’abstractions, formes et motifs superposés où l’horizon disparait. Ce travail cherche à faire ressortir une nouvelle dimension du paysage urbain : un entre deux, emprunté à la science-fiction, entre terre et ciel, qui se révèle dans certaines villes denses et qui tend à se développer au fil de l’explosion verticale des constructions. Cet « entre-deux » sera-t-il le paysage ordinaire de demain ? Avec un traitement de l’image neutre, cette série tente de mettre en relation une réalité latente avec un imaginaire futuriste.

Mon lopin de ciel